Ma démarche
Donner au numérique sa juste place.
Cinq convictions qui décident de ma façon de travailler. Elles tiennent en une page, et je m'y tiens, y compris quand ça me coûte un contrat.
Cette page dit comment je travaille. Si vous cherchez ce sur quoi j'interviens, c'est par là.
Le numérique n'est pas neutre
On le présente volontiers comme un ensemble d'outils techniques. Dans la réalité d'une organisation, il décide de bien plus : la façon de travailler ensemble, de transmettre, de protéger les personnes.
Chaque choix introduit des règles, un rapport au temps, parfois des dépendances dont on ne sort plus. Un choix numérique se discute et s'assume, au lieu de se subir.
Les outils s'adaptent aux personnes
Bénévoles, salariés, agents, élus : dans la même organisation, des disponibilités et des aisances numériques très différentes. Une solution élégante qu'une seule personne sait utiliser n'est pas une solution.
Ma première question en arrivant ne porte pas sur l'outil, mais sur les gens qui vont s'en servir et les conditions dans lesquelles ils travaillent.
Ce qui fonctionne mérite d'être gardé
Une organisation n'arrive jamais vide. Il y a du matériel en place, des habitudes de travail, des procédures que les équipes ont construites avec le temps. Beaucoup de ces choses fonctionnent très bien.
Mon premier réflexe n'est pas de remplacer. Je regarde ce qui tient, ce qui mérite d'être sécurisé, et ce qui doit vraiment changer. Un serveur de huit ans qui fait son travail n'a pas besoin d'être jeté. Une procédure que tout le monde maîtrise vaut mieux qu'un outil neuf que personne n'ouvrira.
C'est ce que les équipes me disent apprécier le plus : partir de leur façon de faire, l'optimiser et la sécuriser, plutôt que la remplacer par la mienne.
Décider, c'est gouverner
Choisir un outil, ouvrir un accès, définir ce qu'on conserve et ce qu'on efface : ce sont des actes de gouvernance, même quand ils se prennent entre deux portes et ne sont écrits nulle part.
Rendre ces décisions visibles, séparer les espaces de travail des espaces de décision, écrire qui est responsable de quoi. Une gouvernance numérique claire soulage tout le monde, à commencer par ceux qui portaient seuls.
Et quand deux options se valent, le critère qui tranche est toujours le même : celle qu'on saura encore expliquer dans cinq ans.
L'IA à sa juste place
Le sujet sur lequel on me pose le plus de questions depuis un an.
L'intelligence artificielle est déjà dans votre organisation, le plus souvent sans que personne l'ait décidé : quelqu'un fait résumer un compte rendu, un autre fait relire un courrier. Reste à savoir avec quelles données, pour quels usages, et qui en répond.
Les agents autonomes, ces systèmes qui enchaînent des tâches sans validation à chaque étape, arrivent vite. Je les utilise au quotidien pour mon propre travail, ce qui me donne une idée assez précise de ce qu'ils savent faire et de l'endroit où ils dérapent.
Pour une association ou une collectivité, les bonnes questions restent simples : quelles données sortent de chez vous, qui l'a validé, et que se passe-t-il le jour où la machine se trompe. J'y réponds avant de parler d'outils.
Ces principes vous parlent ?
La suite logique, c'est de regarder ce sur quoi j'interviens concrètement, ou de m'écrire deux lignes sur votre situation.